La KEK transfère son siège de Genève à Bruxelles


Gérald Machabert
Co-opted Staff – Writer, United Protestant Church of France

Plenary sessionLa Conférence des Eglises européennes (KEK) a voté une nouvelle Constitution qui contient le choix du transfert de son siège de Genève à Bruxelles.

Dans le préambule de cette nouvelle Constitution, la KEK s’engage à « aider les Eglises européennes à partager leur vie spirituelle et leur action de service, et à promouvoir l’unité des Eglises et la paix dans le monde. »

La 14ème Assemblée de la KEK à Budapest a ainsi remplacé sa base légale précédente qui avait été adoptée en 1992 et amendée en 2009.

La nouvelle Constitution a été adoptée le 7 juillet par un vote de 160 personnes pour et 7 contre et 7 abstentions.

Les délégués à l’Assemblée sont les représentants de près de 120 Eglises et fédérations d’Eglise.

Mardi 9 juillet 2013 marquera la date d’entrée en vigueur d’une Constitution sensée conduire la Conférence des Eglises européennes dans un futur de collaborations plus étroites.

Le siège de la KEK, qui se trouvait à Genève depuis sa création en 1959, sera transféré « aussi rapidement que possible » dans les locaux de la Conférence à Bruxelles ; siège de l’Union européenne et de ses institutions.

Les transferts légaux entre législation suisse et belge risquent cependant de reporter ce changement de deux ou trois années.

Il est proposé que le bureau existant à Strasbourg soit maintenu pour poursuivre les relations de la KEK avec le Conseil de l’Europe et d’autres institutions.

Un comité exécutif d’une vingtaine de personnes remplacera l’actuelle Comité Central composé de 40 personnes.

Ce comité se réunira « au moins deux fois par an » pour conduire l’organisation entre deux Assemblées qui se retrouveront tous les cinq ans. Les structures exécutives seront conduites par un président et deux vice-présidents.

Le Secrétaire général pilotera le travail quotidien depuis le Secrétariat de Bruxelles.

Les commissions actuelles composant la KEK seront restructures dans un système qui les intègre plus fortement.

Les discussions doivent se poursuivre avec la Commission des Eglises auprès des migrants en Europe (CCME) qui travaille déjà de façon étroite avec la KEK et avait envisagé son rattachement complet.

Les cinq jours de travail et d’amendements en assemblée plénière et en petits groupes ont culminé lors de la troisième lecture du document dimanche après-midi et soir.

Au cours de cette lecture, le texte a été lu littéralement et intégralement alors que des délégués étaient appelés à faire d’ultimes propositions et ajustements.

Certains participants d’organisations associées représentant les mouvements de jeunes, de femmes et d’autres courants du mouvement œcuménique ont exprimé leur déception à voir leur statut devenir celui d’ « organisations partenaires ». Ils ont exprimé leur crainte de voir cette catégorisation, contenue dans la Constitution, les exclure des décisions au profit des Eglises membres.

Bien que les débats aient eu lieu en Anglais, Français et Allemand, c’est à partir de la version anglaise que l’Assemblée a travaillé.

La Constitution ne sera rendue publique que lorsque la traduction aura été effectuée en Français et en Allemand et qu’une relecture juridique aura été effectuée sur les trois versions.

En kommentar

Thévenaz Jean-Pierre säger
8 July 2013 – 06:15

Une petite inexactitude dans la traduction! Les organisations partenaires, dont j'étais à Budapest un observateur, ne considèrent pas qu'on les "exclue des décisions", mais qu'on "réduit leurs droits" (en anglais "disenfranchise"). Car en fait, dans l'ancienne structure, elles n'avaient pas droit de vote, mais droit de participation et de parole à l'assemblée. Raison pour laquelle les délégués d'Eglises ont décidé à un moment de les faire sortir de la salle pour débattre ce point. Reste à voir ce que les nouvelles structures offriront concrètement aux partenaires qu'elles enregistreront... pour les impliquer dans leur travail. Nous restons prêts à être impliqués et à offrir nos compétences pour travailler sur les enjeux actuels des Eglises et de la société européenne.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *